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Le
financement de l'enseignement tertiaire
Les étudiants
et leurs familles contribuent largement, dans un certain nombre
de pays, au financement des frais de scolarité et des
autres dépenses occasionnées par les études,
bien que l’on continue à considérer l’enseignement
tertiaire comme un domaine relevant du secteur public.
Exemples
de nouvelles formules de financement :
Modulation
de la contribution des étudiants selon la discipline
étudiée :
En Australie,
le niveau de contribution des étudiants est modulé
en fonction de trois critères : les
différences de coûts de base des formations,
les perspectives de gains des diplômés des différentes
disciplines et la popularité des formations.
Ces dernières
sont réparties en trois catégories correspondant
chacune à un niveau déterminé de contribution
aux dépenses d’enseignement supérieur :
la catégorie 1 : correspond à
une contribution de 3.300 $ australiens, et concerne les formations
en lettres, sciences humaines et sciences sociales.
la catégorie 2 : correspond à
4.700 $ australiens,et concerne
les formations en informatique, sciences et sciences de l’ingénieur.
la
catégorie 3 : correspond à 5.500
$ australiens et concerne les
formations en médecine, médecine dentaire et
médecine vétérinaire .
Compte-tenu
des critères de perspectives de gains et de popularité,
certaines formations, notamment celles d’infirmiers ou les
formations en arts plastiques ou arts du spectacle ont été
rangées dans la catégorie 1 alors que des formations
dont le coût est moins élevé comme la
gestion et l’économie figurent dans la catégorie
2 et le droit dans la catégorie 3
Droits
de scolarité soumis à conditions de ressources :
Au Royaume-Uni,
à partir de l’année universitaire 1998-99, les
nouveaux étudiants inscrits à plein temps dans
le 1er cycle de l’enseignement supérieur
devront acquitter des droits de scolarité annuels pouvant
atteindre au maximum 1.000 livres. L’Etat prendre en charge
une partie des frais de scolarité, sa contribution
étant proportionnellement plus importante pour les
ménages à bas revenus.
Une
aide financière aux étudiants limitée
dans le temps :
- Aux
Pays-Bas, les aides accordées sous forme de prêt
seront transformées en dons si l’étudiant
obtient 50 % des unités de valeur chaque année
ou l’ensemble des unités de valeur que comporte son
cursus en 6 ans, à partir de 1998-99 ;
- En
Finlande, les étudiants qui entament un cycle d’études
menant à un premier diplôme peuvent obtenir
une aide financière couvrant les dépenses
de subsistance pendant une durée maximum de 55 mois.
Un
remboursement des prêts étudiants indexé
sur le revenu ou paiement des contributions différé :
Ces formules
sont appliquées en Australie, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande,
en Suède et au Royaume-Uni.
Des
allègements fiscaux au titre des dépenses d’enseignement
supérieur :
Aux Etats-Unis,
les dépenses d’éducation ouvrent droit à
des réductions d’impôt ou peuvent être
déduites du revenu imposable. A partir de 1998, un
crédit d’impôt non remboursable peut être
octroyé, d’un montant maximum de 1.500 $, dans la limite
des premiers 2.000 $ des frais de scolarité par personne,
afférents aux deux premières années d’études
supérieur ou 20 % des premiers 5.000 $ des frais de
scolarité par famille, déduction faite des aides
fédérales pour les dépenses d’éducation.
L’allègement
fiscal diminue dans la tranche de revenu allant d’environ
70.000 ou 100.000 $ .
De plus,
les contribuables peuvent déduire de leurs revenus
jusqu’à 5.250 $ d’indemnité d’éducation
accordée par les employeurs et déduire tout
ou partie des intérêts payés sur les prêts
étudiants durant les 60 premiers mois de remboursement,
et la participation à des plans d’épargne pour
financer les études tertiaires. Ces plans bénéficient
d’un étalement ou d’une exemption de taxes. Les contribuables
peuvent demander à ce que tous les membres de la famille
âgés de 18 à 24 ans inscrits à
plein temps soient rattachés au foyer.
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