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Ailleurs,
le chômage n'est plus une fatalité
Synthèse
des politiques de lutte contre le chômage
Zoom sur quelques expériences
:
Grande-Bretagne
Danemark
Irlande
Espagne
Pays-Bas
Les
politiques de lutte contre le chômage
1.
Eviter la dérive des salaires et surveiller le coût
du travail
Aux
Pays-Bas, depuis l’accord patronat-syndicats de Wassenaar
en 1982, les salaires sont beaucoup plus flexibles.
En Irlande, 19 organisations syndicales se sont réunies
pour élaborer le Partenariat 2000 pour l’emploi et
la compétitivité. Les salaires sont plus différenciés
selon la productivité des secteurs et des salariés.
Le problème du coût des moins qualifiés
reste aigu.
Un indicateur du coût salarial : le
salaire minimum (étude comparée).
2.
Baisser les charges sociales
Au
Danemark, voici dix ans que les charges patronales ont été
totalement supprimées et que le financement de la couverture
sociale a été transféré sur l’impôt.
Aux Pays-Bas, l’approche est plus sélective :
les employeurs bénéficient de réductions
d’impôt et d’une prime permettant de compenser les charges
patronales sur les salaires inférieurs à 115%
du salaire minimum ; et pour les entreprises employant
des chômeurs de longue durée payés moins
de 130% du salaire minimum, les charges sont aussi fortement
réduites pendant quatre ans. En Irlande, la cotisation
patronale est réduite à 8,5% pour les salaires
ne dépassant pas 10.000 francs par mois (contre 12,5%
pour les salaires d’un montant plus élevé).
Le
coût salarial est plus élevé en Allemagne
qu’en France. Mais la France se distingue par le poids important
de ses charges sociales patronales : en France, le coût
indirect de la main d’œuvre représente un tiers de
son coût total, contre seulement un quart en Allemagne.
Au total si les salaires sont inférieurs en France,
la masse des charges sociales patronales est quasi équivalente
des deux côtés du Rhin.
En
Grande-Bretagne, un employeur ajoute 15% en moyenne aux salaires
de son personnel pour couvrir les charges sociales. En Allemagne,
il devrait ajouter 32%, en France 41% et en Italie 44%.
3.
Réorganiser les prestations de sécurité
sociale pour inciter à reprendre rapidement un emploi
La
plupart des pays européens ont réorganisé leurs
prestations pour inciter les chômeurs à reprendre plus
rapidement un emploi. Ils ont principalement mis l'accent
sur l'aide au retour à l'emploi : dispositifs d'insertion,
aide personnalisée...
Lire
l'étude
4.
Plus de souplesse
Les
pays qui ont fait le plus d’effort dans le sens de la flexibilité
sont aussi ceux où le nombre d’emplois a le plus augmenté :
6,2% en Europe, 6,9% au Pays-Bas, +4% au Royaume-Uni. En revanche,
l’Allemagne qui s’est ralliée tardivement à
la flexibilité a vu le nombre d’emplois diminuer de
3,3% entre 1994 et 1997. En France le nombre d’emplois n’a
progressé que de 1,3% depuis 1994.
Aux
Pays-Bas, la loi sur l’assistance sociale générale
est entrée en vigueur : toute personne recevant
une aide financière, à l’exception des parents
isolés avec enfants de moins de 5 ans, doit être
disponible pour un emploi.
Au
Danemark, tout salarié qui perd son emploi a droit,
au plus tard au bout de deux ans de chômage à
une offre d’emploi, qu’il est obligé d’accepter. Si
la qualification du demandeur ne correspond pas à l’emploi
disponible, l’agence lui donne rapidement une formation qualifiante.
Au
Danemark, il n’y a pratiquement pas de protection contre les
licenciements. En échange l’indemnité chômage
s’élève à 90% du dernier salaire perçu,
tout en étant plafonnée à l’équivalent
de 11.800 francs.
Les
coûts de licenciements individuels pour un employé
en Europe
La réglementation de l'emploi
en Europe
5.
Développer le temps partiel
Panorama
du temps partiel en Europe
Les
pays à faible taux de chômage ont développé
le temps partiel.
Aux
Pays-Bas plus d’un tiers des actifs sont au temps partiel.
Plus de deux tiers des Hollandaises travaillent à horaires
réduits. Le temps partiel touche 21% des salariés
au Danemark, 26% en Norvège et 24% au Royaume-Uni,
mais seulement 7,7% en Espagne.
|
|
Emploi
à temps partiel
|
Emploi
féminin à temps partiel
(% de l’emploi total à temps partiel)
|
Travailleurs
indépendants
(%
de l’emploi total)
|
|
Allemagne
|
16,5
|
86,9
|
9,1
|
|
Espagne
|
7,7
|
74,8
|
22
|
|
Etats-Unis
|
18,3
|
67,9
|
8,4
|
|
France
|
16
|
81,7
|
11,4
|
|
Italie
|
6,6
|
69,4
|
25
|
|
Pays-Bas
|
36,5
|
73,9
|
11,5
|
|
Royaume-Uni
|
24,6
|
81,9
|
13,9
|
La
proportion des emplois à temps partiel était
de 24 % au Royaume-Uni en 1996 contre 16 % en France. Outre-Manche
ce temps partiel est un temps partiel choisi :
seulement 12,8 % des femmes et 25,6 % des hommes qui occupaient
ce type d’emploi en 1998 le faisaient parce qu’ils ne parvenaient
pas à obtenir un travail à temps plein. La proportion
de ceux qui occupent un emploi à temps partiel contre
leur gré est de 37 % en France ; elle atteint
même 57 % chez les jeunes.
L’éventail
des salaires est aujourd’hui le même (3,3)
en Grande Bretagne que dans notre pays.
Comment
promouvoir le temps partiel ?
En
Espagne, la protection sociale des travailleurs à temps
partiel est alignée sur celle des travailleurs à
temps plein dans le cadre d’une réforme plus vaste
intitulée "mesures urgentes pour l’amélioration
du marché du travail et l’incitation au contrat à
durée indéterminée".
En
Belgique, un droit minimum de pension par année de
carrière occupée au minimum à tiers temps
a été introduit.
Des
réflexions du même ordre sont en cours au Royaume-Uni
et en Irlande.
6.
Promouvoir
l'interim
7.
Promouvoir
le travail indépendant
8.
La parasubordination
: entre salariat et travail indépendant
9.
Rechercher un emploi autrement : la réforme des agences
pour l’emploi
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