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Assurance-chômage
et aide à l'insertion en Europe
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La
plupart des pays européens ont réorganisé
leurs prestations pour inciter les chômeurs à
reprendre plus rapidement un emploi. Ils ont principalement
mis l'accent sur :
-
une gestion plus active et plus stricte des indemnités
de chômage
- un
accompagnement plus étroit des chômeurs
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Les
différents niveaux d'indemnisation
Les
régimes d'assurance et prestation chômage dans tous les pays
européens
Les
réformes les plus récentes de l'indemnisation du chômage
Les
principales tendances
Les
dispositifs d'insertion
- Certains
Etats proposent systématiquement des formations, soit aux
primo-demandeurs d'emploi, soit aux chômeurs à partir d'une
certaine durée de chômage (C'est notamment le cas au Danemark).
L'offre de formation devient en quelque sorte à la fois
une prestation de sécurité sociale et une condition pour
continuer à bénéficier des prestations de chômage ou d'assistance
sociale.
- Maintien
pendant une certaine durée après la reprise d'un emploi
du versement de certaines prestations (Irlande et Royaume-Uni).
La
limitation de la durée de versement des prestations ou le
durcissement des conditions d'accès aux prestations.
En 1997, la durée d'affiliation nécessaire pour avoir droit
aux prestations a été allongée en Finlande et en Belgique.
La durée d'indemnisation maximale a été ramenée à 5 ans au
Danemark. Au Royaume-Uni, il existe désormais une prestation
unique forfaitaire de demandeur d'emploi qui est payée pendant
6 mois.
Des
incitations contraintes à la reprise d'activité
Des sanctions sévères existent à l'étranger.
Exemple : la suspension des allocations (durée maximum)
: 4 semaines en Autriche, 6 mois au Royaume Uni, 24 semaines
en Allemagne.
Effectivité des sanctions :
Pourcentage de chômeurs indemnisés touchés
par des sanctions : des données indisponibles en France
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Allemagne:
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1,5% |
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Belgique
:
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7% |
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Espagne
:
|
8% |
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Finlande
:
|
10% |
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Royaume-Uni
:
|
18% |
Source
: UNEDIC, 2000
Au Royaume-Uni,
les jeunes chômeurs âgés de 18 à
24 ans, bénéficient d'un accompagnement individuel
d'une durée de 6 mois avec l'obligation d'accepter
un emploi subventionné, d'intégrer une formation
à plein temps ou un projet en matière d'environnement
au bout de 6 mois
Les autres chômeurs signent un accord de recherche d'emploi
(jobseeker's agreement) précisant leurs droits
et leurs devoirs.
Au Danemark,
tout salarié qui perd son emploi a droit, au plus tard après
deux ans de chômage, à une offre d'emploi qu'il doit accepter.
Par ailleurs, si la qualification du demandeur d'emploi ne
correspond pas à l'emploi disponible, une formation qualifiante
adéquate lui est alors offerte. Tout jeune chômeur sans qualification
doit suivre une formation de 18 mois dont la rémunération
est nettement moins élevée que le montant des allocations
chômage. 2/3 de ces jeunes retrouvent un emploi dans les six
premiers mois d'inactivité.
En Suisse,
des
rendez-vous mensuels sont fixés avec
chaque chômeur pour établir un bilan de sa recherche
d'emploi. Après 7 mois, le chômeur doit choisir
une offre d'emploi ou une formation parmi celles qui lui sont
proposées. En cas de refus, l'indemnisation cesse pendant
un certain temps.
Aux Pays-Bas,
le chômeur a droit à un bilan de compétence,
à une formation, à des stages en entreprises.
Il encourt des sanctions si au-delà de six mois de
recherche, il refuse un emploi correspondant à ses
aptitudes et qui n'est pas inférieur d'un "niveau"
à son niveau de formation (et situé à
moins de deux heures de son domicile). Au bout d'un an, il
doit accepter des emplois de deux niveaux en-dessous.
Son indemnisation
est fonction du degré de son engagement. Depuis 1996,
les indemnités restent à un taux constant pendant
une durée de quatre ans, contre sept entre 1994 et
1996.
Ce système
de sanction ne suscite guère de critiques : le taux
de chômage très faible et le fait que les droits
à l'indemnisation soient reconstitués après
10 semaines de travail y contribuent sans doute.
En 1999,
le processus d'accompagnement des chômeurs a été
rendu obligatoire pour les chômeurs de plus d'un an
; il l'était jusqu'ici pour ceux de plus de deux ans
depuis 1996. Aporès un an de chômage, le demandeur
d'emploi doit signer un contrat avec le service de l'emploi
qui a pour mission de l'accompagner en lui proposant une formation
ou un emploi subventionné en entreprise. En 1999, cette
formule a concerné 65 000 demandeur d'emploi sur 135
000.
Résultats
de cette politique : le taux de retour à l'emploi des
chômeurs de plus d'un an a augmenté en moyenne
de plus de 50% entre 1998 et 1999.
Quand
le travail paie
ou comment maintenir un niveau de protection sociale élevé
sans décourager le travail.
Article paru dans La Revue des entreprises, N°600 Avril
1998.
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