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Les
décisions judiciaires
D'un
point de vue judiciaire, on constate
Une
politique de répression plus forte : des peines plus
sévères et souvent incompressibles.
Le taux d'incarcération a fortement
augmenté ces dernières années. Une quinzaine
d'Etats a décidé de légiférer
afin de condamner à une peine à perpétuité
les doubles récidivistes.
L'assimilation
juridique des mineurs à des adultes est de plus en
plus fréquente et réclamée
La tendance à assimiler juridiquement
les mineurs à des adultes ne cesse de croître.
La loi fédérale sur la
délinquance et la criminalité l'autorise.
Tous les Etats américains (sauf
Hawaii) ont depuis quatre ans modifié leurs lois pour
soumettre dès l'âge de 14 ans des mineurs au
droit pénal des adultes. Cinq d'entre eux l'autorisent
dès 13 ans. Deux à 12 ans, trois à 10
ans. Deux autres enfin ne reconnaissent aucune limite d'âge.
L'opinion publique est favorable à
ces transferts de juridiction.
Chaque année, 200 000 jeunes
délinquants, écartés des tribunaux pour
mineurs réputés n'être pas assez sévères,
passent directement devant des cours pénales d'adultes
pour des infractions allant du meurtre au simple cambriolage.
En 1997, un jeune de moins de 18 ans sur 15 a été
jugé par un tribunal pour adultes, soit 6,6%. Ils le
sont non seulement pour crimes graves mais aussi, cette tendance
ne cesse de s'amplifier, pour délits non violents.
Ce transfert de juridiction s'accompagne
de l'incarcération de jeunes criminels dangereux dans
des établissements pour adultes (rétablie après
avoir été en vigueur jusqu'en 1974).
Sur les 17 000 mineurs punis de prison
ferme, 2% le sont pour la vie, et 3 500 d'entre eux, soit
21%, purgent leur peine en compagnie de détenus majeurs.
Le risque de récidiver et de commettre des crimes plus
graves est plus importants pour ces jeunes que pour ceux incarcérés
dans des établissements pour mineurs.
NB
: La Cour suprême refuse les exécutions avant
l'âge de 14 ans.
Les
couvre-feux
Nouvelle Orléans : mis
en place en 1994, le couvre-feux interdit aux jeunes de moins
de 17 ans de sortir seuls après 20 heures les jours
d'école, après 21 heures les soirs de semaine
en été, après 23 heures le week-end.
La police est chargée d'arrêter
les coupables et de les conduire dans un centre de détention
spécial en attendant la venue des parents. Après
trois arrestations de suite, les parents comparaissent devant
un tribunal.
Denver
: tout jeune qui enfreint le couvre feux est interpellé
par la police qui convoque les parents en présence
de conseillers sociaux. Ceux-ci les font passer en entretien
pour déterminer les services sociaux auxquels il faut
faire appel et tenter de résoudre les problèmes
familiaux.
La
perte de citoyenneté
La perte du droit de vote est utilisée
comme sanction pénale. Dans certains Etats, si une
personne commet plus de deux actes criminels sérieux,
elle est dépossédée de ses droits civiques.
Pour
autant, les Américains savent faire preuve d'une certaine
indulgence à l'égard des jeunes, en accordant
par exemple dans l'Etat de New-York un sursis au mineur délinquant
s'il ne fait pas l'objet d'une seconde arrestation au cours
de l'année suivante. Certains sont envoyés dans
des boot camps en alternative à la prison.
| Juvenile
Boot Camps ou les "camps de redressement pour mineurs" |
A
l'origine des Boot Camp (Le premier Boot Camp a été
crée en 1985 en Louisiane), un triple constat :
- l'augmentation de la délinquance des mineurs
- l'engorgement des tribunaux pour enfants
- le côut de l'incarcération
Les
jeunes sont placés là par décision
du juge, à la condition de n'être pas condamné
pour crime violent ni d'être considéré
comme "délinquant à haut risque de délinquance
chronique".
Le choix leur est le plus souvent laissé entre
un séjour en maison de correction traditionnelle
(pour une durée de 220 jours au minimum) et un
Boot Camp. Ils optent souvent pour ce dernier en raison
de la durée plus courte du séjour : 90
jours. Mais ce temps peut être plus long et atteindre
180 voire 300 jours dans certains camps.
Le taux de récidive varie entre 64 et 75% dans
un Boot Camp (contre 63 à 71% dans les établissements
traditionnels).
Les
Boot Camps ont pour obligation d'avoir un style
paramilitaire : discipline hautement règlementée,
travail, entrainement physique, exercices caractéristiques
de l'entraînement militaire de base. Ce style
les distingue des autres maisons de rééducation
pour mineurs délinquants.
Au-delà de ce trait commun, les Boot Camps accentuent
davantage tel ou tel aspect suivant : orientation professionnelle,
conseil psychologique, cure de désintoxication...
Au
programme des jeunes :
- entrainement physique,
- formation ou/et recherche d'un emploi
- service à la communauté
- traitement pour les toxicomanes
- surveillance de la santé physique et mentale
- suivi individualisé et continu
Une
fois sortis, ils doivent faire l'objet d'une assistance
intensive de la part de l'institution.
| Coüt
d'un cycle |
de
90 jours : |
8
370 $ |
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de
180 jours : |
16
740$ |
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d'un
an : |
33
480$ |
Côut
d'un séjour dans une maison de correction traditionnelle
: 31 000$ par an
Coût d'un séjour dans une institution administrative
de rééducation (Juvenile Réhabilitation
Administration Institution) : 47 400$
Pour
en savoir plus :
Dossier
du Koch Crime Institut
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