Karl Popper
(1902-1994)
Philosophe. Il passe son doctorat à Vienne en 1928. De 1945 à 1969, il est professeur de logique et de méthodologie des sciences à laLondon School of Economics and Political Science. En 1945, il publie La
Société ouverte et ses ennemis.

La télévision : un danger pour la démocratie,
éd. 10/18, 1996, 25F

La démocratie consiste à soumettre la pouvoir politique à un contrôle. Il ne devrait exister dans une démocratie aucun pouvoir politique incontrôlé. Or, la télévision est devenue aujourd'hui un pouvoir
colossal. Le psychologue John Condry et le philosophe Karl Popper, interrogé par G.Bosetti donnent leur avis

La leçon de ce siècle, entretien avec Giancarlo Bosetti, éd. 10/18, 1996, 38F
Pourfendeur infatigable des modes intellectuelles et des obscurantisme religieux, nationalistes, idéologues, Karl Popper n'hésite pas ici à nous mettre en garde contre la violence et l'égoïsme croissants qui mettent en péril la démocratie.


L'avenir est ouvert, éd. Flammarion, 1995, 35F

Ce livre contient des discussions entre Karl Popper et Lorenz Konrad lors qu colloque d'Altenberg en février 1983 sur le thème de la vie comme " processus qui cherche la connaissance ". Dans la deuxième partie, Popper s'exprime sur ses thèses de philosophe des sciences présentés lors du symposium viennois de mai 1983.


Un univers de propension, deux études sur la causalité et l'évolution, éd. L'Eclat, 1992, 70F

Pour l'auteur, le futur est objectivement non déterminé, ouvert. Ce court texte est une belle contribution de l'épistémologie poppérienne à une philosophie de la liberté. C'est une véritable philosophie de la nature, une cosmologie, que K. Popper s'était attaché à développer dans ses derniers écrits. En témoignent ces deux textes qui datent de 1990.

La quête inachevée, éd. Pocket, 1989, 48F
Cet ouvrage est l'autobiographie d'un penseur qui a bouleversé la réflexion sur la science et la philosophie politique. De la Vienne impériale à l'Angleterre de l'après-guerre, en passant par la Nouvelle-Zélande, son parcours original, son évolution intellectuelle le conduisent rapidement hors des sentiers battus. Il raconte sa formation universitaire, ses premiers doutes, ses recherches. Récit de la vie mouvementée d'un homme engagé dans les soubresauts de notre siècle, analyse du cheminement d'une conscience philosophique, " La quête inachevée " est aussi une solide présentation des réflexions de Karl Popper sur la découverte scientifique ainsi qu'une critique du déterminisme historique et des projets politiques utopistes, dont l'auteur dénonce les germes de totalitarisme.

La connaissance objective,éd. Flammarion,
1985, 72F

Voici un livre de philosophie à la fois classique et déconcertant. On y traite de la liberté et du déterminisme à l'aide de nuages et de bulles de savon. On y construit une théorie du langage à l'aide de miel et de toiles d'araignées. Fort de cinquante ans de miel et de toiles d'araignées. Fort de cinquante ans de discussions avec physiciens, biologistes et logiciens, Popper renouvelle l'approche des questions les plus traditionnelles de la philosophie avec pour fil conducteur le progrès de la science, replacé dans le cadre plus général d'une philosophie de l'émergence du nouveau.Rassemblant des textes rédigés pour la plupart entre 1965 et 1971, La Connaissance objective est l'ouvrage le plus représentatif de la «dernière manière» de Popper. Il y révèle toutes les implications métaphysiques de son rationalisme critique et s'y risque à des conjectures audacieuses. Indispensable pour connaître les inflexions que prend alors la pensée de Popper, ce livre l'est aussi pour comprendre les débats de l'épistémologie contemporaine.
La société ouverte et ses ennemis, 2 vol, éd.Le Seuil, 1979,143F Lire des extraits
Longtemps méconnue en France, l'oeuvre de Karl Popper, logicien et
épistémologue, est un classique à l'étranger. "La société ouverte et ses ennemis", écrit au début de la deuxième guerre mondiale, est un ouvrage de philosophie politique : plaidoyer passionné pour la démocratie, contre le totalitarisme de droite ou de gauche. A la société close et immuable à base de tribalisme et de magie, l'auteur oppose la société ouverte, contrôlée par la raison, où la volonté de l'individu peut librement s'exercer. A Platon, à Hegel, à Marx, il reproche de ne reconnaître l'histoire que pour ajouter qu'elle obéit à des lois qui déterminent le cours des événements: idée qui paralyse le progrès, en le soumettant à la fatalité historique. Elle a conduit le premier à proposer une cité dirigée par une élite omnipotente et omnisciente, où l'individu n'est rien et où la collectivité est tout; le second à se faire le maître à penser de l'Etat prussien et le théoricien d'une société dont se réclamera le totalitarisme; le troisième, en dépit d'une description perspicace des rouages de la société de son temps, à transformer des hypothèses en dogmes; la science, qui repose sur l'expérience, doit pouvoir à chaque instant être remise en question. Karl Popper soutient que l'homme peut forger son destin collectif en s'appuyant sur l'expérimentation et en procédant au coup par coup, pour progresser en éliminant les erreurs.

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