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Fin
du siècle des ombres,
éd.
Fayard, 1999, 160F
Les
éditoriaux de Jean-François Revel comptent depuis trente
ans parmi les plus influents de la presse française.
On l'a souvent comparé à Raymond Aron pour l'exactitude
de ses analyses, et aux écrivains du XVIIIe siècle pour
la vivacité de son style. Les chroniques qu'on lira
ici s'échelonnent sur les deux dernières décennies.
La période couverte par ces textes est probablement
l'une des plus décisives, sinon la plus décisive du
XXe siècle. C'est, en effet, durant ces années que l'humanité
aura vu se désagréger les grands systèmes totalitaires
communistes qui, il y a encore quinze ans, couvraient
la majeure partie de l'Europe et de l'Asie, et poursuivaient
leur expansion tant en Afghanistan qu'en Afrique et
en Amérique centrale. Et en même temps qu'une révolution
politique et économique, les deux dernières décennies
du siècles ont vécu une importante révolution culturelle,
à travers, en particulier, la disparition des grands
systèmes d'explication du monde au profit d'une philosophie
plus proche des hommes. Avec l'effacement des grands
systèmes totalitaires dans l'ordre de la pratique et
des grands systèmes philosophiques dans l'ordre de la
théorie, c'est au fond à la renaissance de l'individu,
de la pensée et de la liberté individuelle que Revel
nous fait assister pas à pas, épinglant à l'occasion
les ridicules du temps, maniant la satire avec autant
de bonheur que l'analyse.
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L'absolutisme inefficace, éd.
Pocket / presses de la cité, 1993, 38F
La Constitution de la Ve République voulait doter
l'Etat d'un exécutif stable et fort, efficace
tout en restant respectueux des principes de la
démocratie. Mais, au fil des années, l'institution
présidentielle est devenue omnipotente, irresponsable
- et paradoxalement inefficace. Voulant tout embrasser
de la vie publique, le pouvoir présidentiel envahit
tous les domaines, paralyse l'action, et n'a plus
aucune prise sur la société qu'il devient impuissant
à réformer, alors même que les pouvoirs législatifs
et judiciaires perdent leur autorité, que les
moeurs publiques se corrompent, et que des médias
dépourvus de légitimité démocratique dictent leur
loi. Au fil d'une analyse précise et rigoureuse,
Jean-François Revel démonte la logique qui nous
a conduits à l'absolutisme inefficace, et nous
alerte sur le risque que celui-ci se transforme
en anarchie autoritaire.
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Le
regain démocratique, éd. Fayard, 1992,
145F
La
démocratie est-elle un luxe ou un minimum vital ? Nous
assistons, depuis 1980, à l'amorce d'un regain démocratique
avec ses composantes : le libéralisme économique, les
libertés individuelles et les droits de l'homme. L'auteur
examine les interrogations qui surgissent et fait la
synthèse des réponses que l'histoire pourrait donner.
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