Cotisations sociales, impôts et emplois

 

Entreprise, salariés, employeur : le livre noir des augmentations d'impôts socialistes

la taxe sur les heures supplémentaires
Une taxe de 10 % a été instituée sur les heures supplémentaires afin de financer les 35 heures. Cette taxe a été annulée par le Conseil Constitutionnel

La contribution sociale sur les bénéfices
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2000 institue une contribution de 10 % sur les bénéfices des entreprises Cette contribution remplace la surtaxe de 15 % sur l’impôt sur les sociétés instaurée en 1997.

Emploi de proximité
Il a divisé par deux la réduction d’impôt pour emploi de proximité ; le coût pour les contribuables est évalué à 700 millions de francs.

Des mesures anti-salariés :
Le Gouvernement a supprimé les abattements exceptionnels dont profitaient 70 professions sans pour autant réduire les taux du barème de l’impôt sur le revenu.

Fiscalisation de certaines indemnités de licenciement :
Lors de la discussion du PLF 2000, la majorité a décidé de fiscaliser certaines indemnités de licenciement.

Majoration de l’impôt sur les sociétés :
En juin 1997, le Premier Ministre a décidé d’instituer une majoration de 15 % sur les bénéfices. Elle devait s’éteindre en 2000 après avoir été ramenée à 10 % en 1999. Mais, Martine Aubry l’a remplacée par une contribution sociale sur les bénéfices de 10 %.

Le régime des provisions
Le Gouvernement a durci le régime des provisions applicables aux entreprises. La déductibilité fiscale de la provision pour fluctuation de cours de change a été supprimée et le régime de la provision pour renouvellement de certaines matières premières a été durci. Le coût pour les entreprises est évalué à 5 milliards de francs.

Avoir fiscal
Le taux de l’avoir fiscal des entreprises a été abaissé de 50 à 40 %.

Alourdissement de la taxe sur les véhicules de société
Le tarif de la taxe sur les véhicules de société a été augmenté en 1999.

Les plus-values professionnelles
Les plus-values à long terme, réalisées par les entreprises (hors titres de participation) seront, selon le projet de loi, imposées au taux de l’impôt sur les sociétés, soit 41,6 %. Jusqu’à maintenant, les plus-values à long terme étaient taxées à 19 %.

Les travailleurs indépendants
Les cotisations d’allocations familiales des employeurs et travailleurs indépendants sont déplafonnées. Le coût pour les travailleurs indépendants est de 300 millions de francs.

Le coût du travail

Le côut du travail, s'il est trop élevé décourage la création d'emploi. Les effets sont doubles :

4les investissements directs étrangers préfèrent s'installer dans des pays moins chers pour exporter leur production en France.

4les employeurs ne sont pas incités à créer des emplois, surtout s'ils sont à faible valeur ajoutée

4Le coût du travail se décompose en deux parties :
les cotisations sociales et autres charges pesant sur les salaires ;
le salaire brut et les primes

Délocalisations fiscales : les valises de la croissance
Le rapport du Sénat intitulé "La fuite des cerveaux" délivre un constat alarmant sur les délocalisations des jeunes cadres et entrepreneurs français. Car, contrairement à ce que dit le gouvernement socialiste, le mouvement d'expatriation que connaît actuellement la France lui est fortement préjudiciable. 30% des Français en plus se sont immatriculés en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis depuis 1995.
Le rapport du Sénat
La synthèse de DL

Les chiffres-clés

Les cotisations salariales en France et à l'étranger (tableau)

Les cotisations patronales se montent à 28% des coûts totaux de main-d'oeuvre en France et 26% en Belgique, Italie et République tchèque.

En revanche, en Australie et en Nouvelle-Zélande, il n'y a pas de cotisation de sécurité sociale patronale, tandis qu'en Islande et au Danemark elles ne sont respectivement que de 4% et de 1% du coût total de l'emploi d'un ouvrier moyen.

Tableaux détaillés

  • Charges sociales et fiscales sur les salaires
  • Impôts sur le revenu et cotisations de sécurité sociale des salariés en Europe (1998) - tableau 1
  • Impôts sur le revenu et cotisations de sécurité sociale des salariés diminués des prestations versées en Europe (1998) - tableau 2
  • Impôts sur le revenu et cotisations de sécurité sociale des salariés et des employeurs (en % des coûts de main d'oeuvre) - tableau

Indice du coût horaire du travail tous salariés

Salaire minimum : pratiques étrangères

Les coûts de licenciements individuels pour un employé

 

Réflexions - propositions

Notre système fiscal est une machine à tuer l'emploi
Alain Madelin, Libération, 14 novembre 1994
Prélèvements obligatoires : Lettre ouverte au Premier Ministre
François d'Aubert ( DL), Philippe Auberger ( RPR ), Pierre Méhaignerie ( UDF )
Le Figaro, 11 mars 2000
Le salaire complet
Axel Arnoux, octobre 1998
Les prélèvements obligatoires : cause majeure du chômage
Pascal salin
, revue des études humaines, 1996
Prélèvements fiscaux et sociaux sur le travail
Didier Maillard, Commentaire, printemps 1993
Une fiscalité pour l'emploi
Colloque, Euro 92, février 1996

Pour en savoir plus

Moins d'impôts, plus d'emplois, par DAVID SPECTOR («assistant professor» au département d'économie du Massachusetts Institute of Technology - MIT), Libération, 7 février 2000

Coût du travail : trois propositions pour favoriser l'emploi, étude de la CCIP.

 

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