|
Nos idées sur... ...
les emplois-jeunes
Emplois-Jeunes : problèmes d'aujourd'hui, drames de demain Les emplois-jeunes sont-ils l'escroquerie intellectuelle de la décennie ? La mesure-boulet Lionel Jospin et sa fine équipe n'ont pas été avares en "propositions" à l'occasion des élections législatives de 1997. Malheureusement, force est de constater que le catalogue démagogique alors promis est appliqué progressivement dans des conditions qui, pour rester polis, laissent à désirer. La parité hommes-femmes, qui partait d'un bon sentiment, est imposée par des quotas rigides; les 35 heures sont coûteuses, peu créatrices d'emplois et engendrent moult problèmes sociaux; mais ce sont les emplois-jeunes qui représentent à n'en pas douter la plus terrible mesure-boulet, pour la société française. Pour
qui ? Pour quoi ? Emplois
bouche-trous ? Les emplois-jeunes constituent un révélateur de la manière malhonnête dont Jospin aborde la question de l'emploi des jeunes. La création de ces emplois au rabais et peu valorisants permet de faire diminuer artificiellement (médiatiquement !) le chômage des jeunes, mais à quel prix ! Et comment ne pas rester insensible au fait qu'une partie de ces employés sont des bac+4/5, nettement sur-qualifiés, qui se résignent ainsi parce qu'on ne leur offre pas de perspective stimulante. Aucun avenir Mais le plus grave est à venir : la loi ne garantit aucun avenir aux intéressés. les formations prévues ne sont pas au rendez-vous, aucune professionnalisation valorisable sur le "vrai" marché de l'emploi et rien ne dit ce qu'ils deviendront, une fois la période cinq ans passée. Dans une société où les emplois nouveaux sont liés au secteur des services et alors que la croissance revient, créer à coups de subventions des "ambassadeurs du tri" ou des "cavaliers verts", sans formation ni garantie d'avenir, n'est pas la solution. Ce problème nous concerne tous. Au terme des 5 ans, qu'adviendra-t-il de ces jeunes ? Monsieur Jospin va-t-il titulariser tous ces employés et accentuer ainsi la ruine du pays, ou décidera-t-il de les abandonner à leur sort, et dans ce cas de provoquer une explosion sociale ? CHIFFRES CLES - 175 milliards de
francs : le coût des emplois-jeunes, Le politique pourrait bien trouver un relais énergique dans le regard féminin La
politique se meurt. Le
projet de parité présenté par les socialistes à
l'Assemblée nationale tente de combler ce retard. Le 28 juin 1999,
l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 a été complété
par l'alinéa suivant : "La loi favorise l'égal accès
des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives".
L'article 4 a quant à lui été complété
comme suit : "[Les partis politiques] contribuent à la mise
en uvre du principe énoncé au dernier alinéa
de l'Article 3 dans les conditions déterminées par la loi". Une vision nouvelle Cette
loi concrétise une nécessité et prouve que longs
palabres et discours creux ne suffisent plus à faire entrer la
femme en politique. Elle est encore trop rare dans ce monde d'hommes.
Et pourtant, son évolution sociale et sa large présence
dans le milieu du travail lui procurent une vision nouvelle sur un univers
politique trop souvent sclérosé et sur un monde d'actifs
dynamiques dont elle fait désormais partie intégrante. La
femme mérite-t-elle sa place en politique? Cette loi a le mérite
de l'affirmer. Monsieur
Jospin et ses alliés technocrates pernicieux, font de la femme
un prétexte plus qu'un sujet dans une vision "intégriste
et comptable" de l'égalité. Si l'enjeu électoraliste
incarné par les femmes a bien été saisi par les socialistes,
ce n'est pas leur faire honneur que de perpétuer leur lourd passé
d'objet. La femme est une chance pour le politique et non un tremplin
électoral. Jospin fait entrer les femmes sur les listes électorales
comme un éleveur bovin introduirait une nouvelle race de vaches
dans son cheptel pour des motifs purement commerciaux. Le
quota ne saurait être un élément valable de choix
des candidats dans le cadre d'élections démocratiques. La
femme est fort heureusement capable de s'imposer par sa compétence
et sa formation, sans le soutien permanent et forcé à l'arithmétique.
CHIFFRES CLES
Le non-cumul, une chance pour les jeunes ? Une réforme bâclée, un résultat contrasté, mais... une jeunesse motivée. Comment défendre une pratique institutionnalisée qui a été, jusqu'à maintenant, confiscatoire pour nous, les jeunes ? Comment défendre notre propre camp qui n'a pas brillé par sa force de persuasion et dont les avis furent partagés sur la question ? Une curiosité française Le
cumul des mandats est une curiosité à la française
qui ne trouve son équivalent dans aucun autre pays européen.
Pour comprendre le cumul, dans notre histoire institutionnelle, il faut
se placer dans un Etat centralisé, où tout est soumis au
visa du représentant du pouvoir central. Dès lors, le cumul
des mandats a répondu à la nécessité pour
les élus de contrôler le processus de mise en uvre
des politiques exclusivement définies au niveau national. Une
réforme du cumul des mandats inachevée Président ou conseiller au conseil régional, président ou conseiller au conseil général, maire ou conseiller municipal d'une commune de plus de 3 500 habitants, conseiller de Paris, président ou conseiller de l 'Assemblée de Corse, président de l'exécutif de Corse. Deux
mandats locaux suivant peuvent être cumulés : maire, conseiller
régional, conseiller général, conseiller de l'Assemblée
de Corse. Surtout,
le grand absent de cette loi, c'est la création d'un vrai statut
de l'élu. Sans cette innovation, les candidatures de fonctionnaires
seront protégées, au contraire de celles de femmes et d'hommes
issues du secteur privé, dont l'incertitude professionnelle de
fin de mandat planera encore au-dessus de leur tête comme une épée
de Damoclès. Un discours à Paris, un autre pour le local Intrinsèquement, on ne peut reprocher aux hommes politiques de se maintenir et d'élargir leur sphère politique au niveau local ou national. Cependant, il paraît difficile que l'on puisse plaider contre les emplois jeunes, au niveau national, et vouloir utiliser ceux-ci pour augmenter les effectifs municipaux, que l'on veuille réformer le service national, tout en maintenant les casernes dans sa circonscription... Le non-cumul : une chance pour les jeunes ? " Si t'es pas élu, t'es nibe ". Pourquoi citer des augustes penseurs lyriques, alors que la vérité sort des élus locaux. Cette citation éclectique de mon Vaucluse natal, montre avec acuité l'ampleur du malaise. Ceux
là même qui dénoncent la désertion des jeunes
des partis politiques, s'arrogent tous les postes décisoires, rangeant
la place des jeunes à des porte- étendard sans aucune existence
politique.
- 94 % des députés
détiennent 2 mandats, Politique ou Ecologie : il faut choisir A gauche, pour protéger l'environnement on crée simplement des nouveaux impôts ! L'infirmière... Un "droit de polluer" ? En
réalité, le problème de la gestion de notre environnement
a été posé politiquement au sommet de Rio en Juin
1992. 178 pays adoptèrent un calendrier d'action pour la protection
de notre environnement. Mais tandis que l'Union Européenne souhaitait
la mise en place d'objectifs et d'échéances claires et contraignantes
pour la réduction des émissions de gaz, les autres pays
développés, parmi lesquels les Etats-Unis, étaient
plus en faveur d'une approche flexible et de l'instauration d'un marché
de " droits de polluer " échangeables. A ce jour, c'est
cette approche souple qui l'emporte. En 1997 , les mêmes pays se
sont retrouvés à Kyoto afin de mettre en place un autre
agenda en matière de réduction des gaz à effet de
serre : d'ici 2010, les Etats industrialisés se sont engagés
à réduire leurs émissions de 2.5 %. Un objectif difficile
à tenir compte tenu de l'activité économique et du
développement des transports. Lionel Jospin a trouvé un
moyen : lequel d'après vous ? Et bien celui de taxer encore un
peu plus les entreprises ! Alain Madelin, dès la naissance de DL, a intégré la problématique de la défense de l'environnement, avec l'aide de Génération Ecologie, en proposant des solutions face aux menaces. Jospin quant à lui a trouvé avec les Verts un simple tremplin électoral, se souciant plus de la bonne santé de sa majorité plurielle que de la santé de notre planète. Mais quant la Nature, sous le visage des tempêtes et sous le spectre de l'Erika, vient relever les pendules, l'addition est lourde. Il est des mouvements écologistes, nés dans la mouvance des premières catastrophes des années 70, qui se sont satisfait du noble statut d'ONG (Greenpeace); il en est d'autres, (les Verts) qui ont préféré les charmes de la politisation. Au lieu d'intégrer la problématique environnementale à sa réflexion comme l'a fait DL, Jospin a laissé place à une écologie politicienne, plus intéressée par ses scores aux européennes que par les manquements de l'Etat en matière de sécurité maritime. Voynet accompagnée de Noël Mamère sont devenus des orateurs, un peu " roquets ". Mais soyons sérieux, leur tâche représentative n'est pas celle là . A ce jour, depuis que la politique a fait de l'écologie un sujet comme un autre, force est de constater que l'écologie se meurt. Nouveaux impôts Et la dernière invention du mirage écologiste mené par Voynet l'illustre bien. Dans son projet présenté à l'Assemblée nationale ce 19 Janvier, la question de l'émission de gaz à effet de serre est devenue un prétexte pour la levée de nouveaux impôts. Laurent Dominati s'est indigné justement en estimant que ces mesures " tra- duisent un réflexe politique et administratif bien français." L'idée défendue dans par les socialistes consiste à étendre la Taxe Générale sur les Activités Polluantes à la consommation d'énergie des entreprises. Cette TAGP s'appliquera dès 2001. L'objectif s'avère tronqué : cette " écotaxe " sur les entreprises servira à financer les 35h ! La boucle est bouclée, le stratagème bien ficelé. Et pour le long terme ? Il
y a pourtant d'autres solutions pour réduire l'émission
de gaz à effet serre : " le gouvernement devrait instituer
un contrat d'objectifs avec les industriels et les constructeurs automobiles
et montrer l'exemple, notamment via les flottes de véhicules administratifs
" comme le souligne Laurent Dominati. Le gouvernement pourrait aussi
envisager d'alléger les épaules de Voynet, si préoccupée
par la danse politicienne, et déléguer un ministre aux Risques
majeurs apte à développer un programme efficient de prévention
sur le long terme. Comment en effet demander à un seul ministre
d'être l'avocat de deux causes, quand le court terme vient heurter
les plans à long terme ? |