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La nouvelle
économie constitue un défi majeur pour l’organisation et
le fonctionnement des entreprises. Elles doivent personnaliser davantage
les productions, mettre en place de nouvelles stratégies de distribution,
de nouvelles relations avec les fournisseurs et les clients, apprendre
à acheter et à vendre dans des marchés en perpétuel
mouvement, externaliser certaines fonctions... Bref, l'entreprise
se doit plus que jamais d'être une organisation mouvante.
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L'entreprise
aux savoirs interactifs
"Dorénavant,
dans une compétition marquée par la double victoire,
à l'échelle du monde, du marché et des
NTIC, les entreprises qui l'emporteront seront celles qui
sauront fonder leur avantage concurrentiel sur la meilleure
conjonction des intelligences, des savoirs et des compétences
qu'elles agrègent, pour créer sans cesse une
valeur ajoutée qui fasse la différence. [...]
L'économie matérielle postulait une séparation
des fonctions, des postes et des tâches, chacun, séparé
des autres, étant affecté à une phase
du processus de transformation de la matière ou de
production d'un service. L'économie du savoir, elle,
suppose la conjonction d'intelligences interactives, une affectio
societatis forte qui pousse les acteurs à échanger
des informations, à partager des connaissances, à
privilégier, entre eux, non pas la division du travail
mais la multiplication des compétences."
Hervé Sérieyx, Président
du Groupe Quaternaire
"Quand la nouvelle économie fertilise l'ancienne",
extraits, Les Echos, 10 mars 2000
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Le
réseau du plus fort |
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"[...]
tout réseau, tout système de relation obéit
à une double logique : celle des offreurs, qui s'ingénient
à proposer plus de produits et de services ; celle
des demandeurs qui, en étant plus nombreux, valident
les prestations offertes, permettent leur extension et la
diminution de leur côut. La révolution actuelle
est que la logique de la demande l'emporte sur celle de l'offre.
Les réseaux qui se créent viennent de l'accroissement
du nombre des demandeurs, alors que ceux que nous connaissons
(grandes surfaces, banques, assurances, agences immobilières)
viennent de l'offre. Les concpets de maillage, de densité,
sont hérités de l'approche géographique
de l'offre ; avec Internet, on compte les hits (appels)
au site, on fait en sorte qu'il figure parmi les favoris
de l'internaute. Ce renversement change complétement
les positions acquises, la valeur des investissements réalisés."
Jean-paul Betbèze, Direction des études
économiques et financières du Crédit
Lyonnais.
"Le réseau du plus fort", extraits, Le Monde,
14.09.1999
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Commerce
électronique et client roi
"Le
service se fera non-stop. A n'importe quel moment de la journée
ou de la semaine. Ces consommateurs achèteront tout en ligne,
du titre de transport aux objets les plus courants. Un choix
pratiquement illimité. Normal, puisque l'offre émanera de
tous les coins de la planète. Les différentes options pourront
être comparées en quelques secondes. De leur côté, les entreprises
disposeront d'un accès direct à tous leurs clients. Grâce
à leurs programmes applicatifs, elles pourront garder en mémoire
et analyser les comportements d'achat afin de proposer ensuite
les services que la plupart des consommateurs tiendraient
encore enfouis au plus profond de leurs désirs inconscients.
Naturellement, les centres de production seront reliés entre
eux. Une fois déclenchés, les ordres de fabrication se propageront
automatiquement d'un ordinateur à un autre. Le monde ne sera
plus qu'une seule et même usine. Bienvenue dans l'ère digitale
!
On n'ose même pas imaginer les gains de productivité offerts
par une telle organisation si elle doit se mettre en place.
Une chose est claire, cependant, les premiers signes de ce
monde nouveau qui s'interconnecte déjà à toute allure apparaissent
sous nos yeux. Le commerce électronique commence à décoller.
Au dire des spécialistes, le volume des échanges en ligne
dépassera la barre des 350 milliards de dollars dès l'année
prochaine. Le rêve d'une économie intégrée à l'échelle mondiale
et fonctionnant à partir d'informations numérisées apparaît
chaque jour un peu plus crédible. Il en résulte des enjeux
considérables. Et l'issue de ces enjeux se décide en ce moment.
Les marchés financiers l'ont bien compris. L'irruption des
nouvelles technologies est en train de bouleverser la donne
des entreprises. Aucune société ne peut être assurée, quelle
que soit sa position dominante actuelle, qu'elle ne figurera
pas parmi les laissés-pour-compte de demain. Car de nouveaux
entrepreneurs, qui hier encore essuyaient les bancs de l'université,
sont en train d'inventer de nouvelles relations marchandes.
Une page va être tournée. Un peu comme lorsqu'au siècle dernier
les diligences se voyaient balayées par le chemin de fer."
Pascal Nguyen,
Les
marchés projettent l'économie dans l'ère digitale,
La Tribune, le 16/02/2000
"En
réduisant les contraintes liées à la
distance, en offrant d'immenses possibilités d'échange
d'information en temps réel pour un coût modique,
en permettant une forte réduction des coûts de
transaction... Internet semble faire évoluer le fonctionnement
des marchés vers le modèle de la concurrence
pure et parfaite : multilplicité des offruers et des
demandeurs, information (presque) parfaite , rapidité
des ajustements... Le pouvoir économique paraît
basculer au profit des acheteurs. Les marchés sont
(ou seront ) déstabilisés et les positions concurrentielles
redistribuées."
Philippe Moati, professeur d'économie,
directeur de recherche au Credoc.
"La nouvelle économie, une fisée à
trois étages, Les
Echos, 13/04/2000
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Les plates-formes d'achat
Les "plate-formes"
d’achat communes en ligne qui relient électroniquement
distributeurs et fournisseurs pourraient permettre des réductions
dans le coût des approvisionnement et des délais. Ford,
General Motors et Daimler Chrysler qui ont récemment
constitué une plate-forme commune estiment que la baisse
des premiers pourraient atteindre 20 à 30%, et celle des seconds,
50 à 60%.
En France, Carrefour, Sears (un des leaders de la distribution
aux Etats-Unis) et Oracle (entreprises de logiciel) ont crée
en février 2000 le premier marché mondial d'approvisionnement
en ligne de la distribution : GlobalNetXchange. Les fournisseurs
du monde entier pourront répondre en ligne aux appels
d'offre des distributeurs."GlobalNetXchange
permettra aux membres du réseau d'acheter, vendre, échanger
ou proposer aux enchères des biens et services en ligne, en
utilisant des outils standards de l'Internet. Les membres
et leurs fournisseurs devraient dégager des économies substantielles
grâce à un approvisionnement plus ciblé des biens et services
destinés à la revente ou à leur propre usage. Les partenaires
prévoient d'améliorer ce marché en ligne en y incluant des
outils de gestion de la chaîne d'approvisionnement, comme
les plannings de demande et de capacité communs, les intentions
de commandes, les planifications de transport, la visibilité
des stocks globaux et à terme l'automatisation complète des
processus d'approvisionnement." (extrait du communiqué
de presse)
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Les
effets en chaîne des NTIC
[La diffusion
des nouvelles technologies de l'information et de la communication,
NTIC] mène à une transformation radicale de
la manière de produire, de distribuer et de consommer
des richesses.
[...] chacune des coposantes de la chaîne de valeur
des entreprises est affectée. La production est transformée
par la diffusion des équipements programmables. Les
fonctions tertiaires ont été révolutionnées
par la bureautique et l'informatique de gestion. La constitution
des "mégabases de données" participe
à la redéfinition des politiques de marketing
[...] et au renouvellement des modalités d'articulation
entre l'offre et la demande (personnalisation). Les NTIC ont
révolutionné la gstion de la chaîne logistique.
Les NTIC ont également contribué à faire
évoluer les relations interentreprises, en encourageant
le mouvement d'externalisation et de formation de "réseaux
d'entreprises". La pratique des livraisons juste à
temps, par exemple, aurait été inconcevable
sans eux."
Philippe
Moati, professeur d'économie, directeur de recherche
au Credoc.
"La nouvelle économie, une fisée à
trois étages, Les
Echos, 13/04/2000
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