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Mieux
associer les salariés au développement de leur entreprise
Réforme
des stock-options :
Les stock-options sont l’instrument privilégié de
l’innovation. Ils permettent la constitution d’un capital humain
de valeur pour des entreprises qui n’ont pas les moyens de proposer
des salaires attractifs. Elles permettent aux " start-up "
de se positionner sur le marché du recrutement.
Ainsi,
les stock-options ont pour mérite de motiver le capital humain
au développement de l’entreprise, et constituent pour
le cadre et le dirigeant un véritable retour sur investissement.
Or,
la fiscalité des stock-options est très pénalisante
en France. Le délai d’indisponibilité est de 5
ans, et la taxation forfaitaire se monte à 40 % sur les plus-values
de cession, ce qui fait perdre tout intérêt au mécanisme
d’incitation, la taxation relevant de la confiscation fiscale.
Il
convient également de sortir les stock-options de l’image
de privilège financier réservé aux dirigeants
des grandes sociétés. Aujourd’hui, 2 Français
sur 3 se déclarent intéressés par la bénéfice
de stock-options (Sondage IPSOS, mai 1999)
L’allègement
proposé :
Instauration
de fonds de pension :
Non seulement, les fonds de pension garantiront le pouvoir d’achat
des retraités, mais permettront aux français de détenir
le capital d’entreprises françaises et étrangères.
Les Français ne doivent pas être les dindons de la
farce de la mondialisation. En vertu de quoi, le retraité
de Milwaukee pourrait bénéficier des bons résultats
de l’économie française et pourquoi le retraité
de Marseille ne le pourrait pas.
Par
ailleurs, leur surface financière permet aux fonds de pension
d’opérer une véritable gestion du risque et donc de
favoriser des financements. Aux Etats-Unis, les fonds de pension
affectent en moyenne 6 milliards de dollars (36 milliards de F)
par an aux PME innovantes. Ce chiffre serait en passe de doubler
dans les années à venir.
A
l’heure de la timidité bancaire concernant le financement
des opérations à risque, la taille réduite
des fonds d’investissement, La France manque d’opérateurs
majeurs capables de compenser les risques inhérents au capital
d’amorçage, en diversifiant leurs participations.
Développement
d’un véritable actionnariat des salariés :
La création de valeur (valorisation de l’action sur les marchés
financiers) est la clé de la nouvelle économie. Les
nouvelles technologies nécessitent d’importants capitaux,
or ; le cours boursier devient l’indice de la santé
des entreprises et permet de réaliser des retours sur investissement
rapides.
Aujourd’hui,
l’apport du capital humain aux nouvelles technologies est fondamental.
Il convient d’associer les salariés à la croissance
de l’entreprise.
Mesures
proposées :
-
Réserver
5 % de toute nouvelle ouverture du capital aux salariés
des entreprises cotées (CAC 40 et second marché)
à des conditions préférentielles.
-
Pérenniser
le dispositif des Bons de souscription pour les créateurs
d’entreprise (BCE) pour les entreprises créées
depuis moins de 15 ans
Rendre
plus transparent la gestion des entreprises :
A travers un accroissement du rôle des Conseils d’administration,
de la limitation du nombre des mandats et d’une meilleure représentation
des actionnaires minoritaires. Moderniser la " gouvernance "
des entreprises.
Créer
un environnement plus favorable à la création d'entreprise
Faciliter
la création de start-up :
La " start-up " est la PME innovante par excellence.
Elles constituent le cœur de la croissance aux Etats-Unis, et sont
souvent épaulées par des fonds d’investissement de
capital-risque.
En France,
dès qu’une entreprise dépasse un certain seuil (ouverture
du capital, nombre de salariés), la collecte des capitaux
se voit strictement réglementée (Obligation de coter
la société en Bourse, procédure d’appel public
à l’épargne, examen par la COB).
Mesures
proposées :
Sortir
le financement de l’innovation du strict canal bancaire :
Les fonds destinés au capital-risque sont exclusivement le
fait des banques. Or en France, le banquier est plus prêteur
qu’investisseur. Non seulement, ces fonds n’interviennent que lorsque
les besoins en capitaux sont importants (seuil général
compris entre 1 et 3 millions de F), et n’interviennent que tardivement.
Généralement, les acteurs privés du capital
investissement refusent d’intervenir avant que les débouchés
industriels et commerciaux de l’innovation ne soient assurés.
Il
n’existe pas en France de véritables " venture
capitalists ". Aux Etats-Unis, les venture capitalists
ne sont pas des banquiers, mais des personnages issus du monde de
l’entreprise, de l’université, des laboratoires. Ils sont
donc mieux à même d’évaluer les risques de toute
entreprise innovante et évitent donc des coûts d’expertise
considérable (entre 12 000 et 20 000F).
Encourager
le développement du capital de proximité (" business
angels ") :
En France,
le financement de l’innovation laisse beaucoup trop de place aux
financements publics ou aux banques, lorsqu’il s’agit d’acteurs
privés. Le grand problème des start-up innovantes
reste le capital d’amorçage. Les financements publics ou
privés existants sont inadaptés aux petites structures.
Capitaux
de proximité (famille, amis), et investisseurs informels,
les fameux " business angels " représentent
des alternatives à des processus institutionnels aussi lourds
qu’aléatoires. Aux Etats-Unis, les investisseurs informels
financent 20 fois plus de nouvelles entreprises que les investisseurs
institutionnels.
Aux
Etats-Unis, on recense 250 000 " Business angels "
qui investissent entre 10 et 20 milliards de dollars chaque année
dans plus de 30 000 entreprises. Les capitaux de proximité
représentent 5 fois la taille du marché institutionnel
du capital-risque.
Au
Royaume-Uni, le marché informel du capital-risque a investi
deux fois plus dans les PME innovantes que les investisseurs institutionnels.
Mesures
proposées :
Centrer
les financements publics sur l’innovation.
Alors que l’Etat s’est fait rattrapé par le secteur privé
en matière d’innovation, c’est ne pas tant le " moins
d’Etat " qui importe, mais le " mieux d’Etat ".
Le financement de l’innovation est partagé à égalité
entre Etat et secteur privé, contre une proportion 2/3 -
1/3 en faveur de l’Etat en 1960.
Mesures
proposées :
-
Développer
les relations administrations/entreprises en utilisant les structures
existantes (du type Groupement d’intérêt public-
GIP créé par la loi de 1982)
-
Recours
à internet pour éviter la surinflation de papier
Simplifier
le recouvrement des impôts et des charges sociales
Limiter
le nombre des documents administratifs pour la création d’entreprise
La
création d’entreprise souffre en France du nombre de barrières
réglementaires placées sur le terrain de l’entrepreneur
innovant.
On
constate donc un nombre élevé de formalités
pour la création d’entreprise. Il ne faut pas moins de 15
procédures différentes pour créer son entreprise
en France, contre seulement 8 en Allemagne et au Royaume-Uni.
Les formalités d’enregistrement sont particulièrement
contraignantes en France (10 procédures contre seulement
6 en Allemagne et 4 au Royaume-Uni).
C’est
surtout la procédure de création de la petite SA (7
personnes, capital minimum de 50 000 F) qui relève du " parcours
du combattant ". (Durée moyenne de création :
1 an).
Alors
que la création d’entreprise coûte entre 12 000 et
30 000 F en France suivant le type de société, celle-ci
coûtera entre 5000 et 13 000 F en Allemagne, 2000 F au Royaume-Uni.
Réformer
le système éducatif et universitaire
Associer
plus fortement les outils informatiques et de communication :
L’effort
d’équipement en informatique n’est pas encore terminé
en France.
Certes,
les nouvelles technologies ont contribué pour 15 % à
la croissance du PIB en 1998.
Mais
cette contribution ne représente qu’un effort d’équipement,
et constitue seulement un rattrapage. Les nouvelles dynamiques
de croissance issues de l’outil informatique, comme internet, ne
sont pas encore lancées. Alors que les Etats-Unis comptent
en moyenne 91,3 abonnements pour 1000 habitants, la France ne compte
que 8,7 abonnements pour 1000 habitants.
Créer
dans les universités, les grandes écoles, des cellules
de veille technologique : La
pensée économique et la vision de l’innovation sont
très balbutiantes en France. Même dans les grandes
écoles de commerce où elle est un peu appréhendée,
il n’existe pas de véritable culture de l’innovation au stade
de l’enseignement supérieur.
Le
principal indice d’une culture de l’innovation et d’un esprit entrepreneurial
insuffisants se retrouve dans l’orientation professionnelle choisie
par les diplômés des grandes écoles : la
quasi totalité d’entre eux se tourneront vers les grandes
entreprises.
Facilier
l'accès aux nouvelles technologies de communication
Accroître
la concurrence en matière de communication
Augmenter
les investissements pour l’installation de lignes à haut
débit
Augmenter
le nombre de postes d’ordinateurs reliés à internet
dans les établissements scolaires
Augmenter
le nombre d’ordinateurs mis à disposition des élèves
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